L’une des principales difficultés à penser la notion de « violence » tient au fait qu’elle ne se limite pas à des faits objectifs, mais qu’elle renvoie aussi à « la perception et à l’expérience qu’en ont et qu’en font les acteurs » (Hily et Poiret, 2020, p. 7) selon les contextes. De plus, le concept peut être employé pour qualifier des rapports de domination (violence sexiste, raciste, classiste, etc.), des formes d’agression (physique, psychologique, symbolique etc.) ou encore l’échelle à laquelle s’exercent ces agressions : on peut par exemple étudier les violences de genre à un niveau structurel, en s’intéressant à la manière dont une société patriarcale (re-)produit des rapports sociaux de domination, ou bien se pencher plus précisément sur des violences au sein d’un couple hétérosexuel.
Il existe néanmoins un cœur commun à ces différentes acceptions : la violence doit être pensée comme une expérience incarnée, renvoyant à la vulnérabilité ontologique de l’être humain, c’est-à-dire à la possibilité toujours présente d’être blessé·e ou de mourir. Rapportée à la mobilité, la violence peut dès lors être envisagée à la fois comme un facteur de mise en mouvement, dans le cas d’une fuite par exemple et, comme un risque inhérent à la mobilité elle-même, notamment dans le cas des personnes en migration. Dans les deux cas, les corps exposés à la violence doivent être replacés dans un espace marqué par des rapports de domination, qui déterminent les possibilités et les formes de la mobilité.
Violence : le corps, à toutes les échelles
Jan Philipp Reemtsma, dans son ouvrage Confiance et violence : essai sur une configuration particulière de la modernité (2008), définit la violence comme étant avant tout une atteinte portée au corps d’autrui. Il insiste sur la précision « avant tout » pour indiquer que, si la violence physique n’est pas l’unique forme de violence, elle en est le point de référence. Lorsque l’on menace de vous tuer, votre corps est bien en jeu, puisque c’est lui qui se trouve potentiellement détruit, et il est difficile de dire qu’il ne s’agit là que d’une violence
« psychologique ». Cela conduit le philosophe à distinguer trois types de violence qui sont, dans chacun des cas, des types d’actes faits au corps d’autrui : la violence localisante, qui « ne vise pas le corps d’autrui en tant que tel, mais comme une masse déplaçable », la violence raptive qui « utilise le corps pour le soumettre à certains actes » et la violence autotélique qui « veut endommager ou détruire le corps » (2008, p. 97).
L’idée qu’il existe une violence spécifiquement localisante est intéressante pour les géographes parce qu’elle permet d’appréhender de manière théorique l’articulation entre la violence et les pratiques spatiales, y compris en mobilité. Dans la violence localisante, le corps peut être envisagé comme une masse qu’il s’agit soit d’écarter, soit de déplacer et de maintenir dans un endroit précis (Reemtsma, 2008, p. 97). La violence engage donc une mobilisation et une immobilisation, à différentes échelles. Ainsi, à une échelle internationale, certains espaces frontaliers – comme les « hotspots » – sont envisagés comme des lieux de blocage, de sélection et de renvoi des migrant·es. Dans ces espaces qualifiés de « systèmes carcéraux » (Pallister- Wilkins, 2022, p. 357), les personnes ne sont pas autorisées à sortir tant que leur demande d’asile n’a pas été instruite, alors même qu’elles y sont exposées à diverses formes de violences (Schmoll, 2020.). En cas de refus, elles peuvent être renvoyées de force vers leur pays d’origine ou vers un pays tiers.
On le voit, ce n’est pas parce que la violence porte sur le corps, directement ou indirectement, qu’elle ne concerne que l’échelle du proche. C’est un point sur lequel insistent Rachel Pain et Lynn Staeheli (2014) qui récusent l’idée qu’il y aurait des violences locales et banales qui n’auraient rien à voir avec les violences qui adviennent lors de conflits internationaux et qui seraient donc, elles, politiques. Elles invitent à penser l’intime et le géopolitique comme liés, non seulement comme les deux extrêmes d’un continuum scalaire, mais comme deux entités consubstantielles. Les recherches qui envisagent la mobilité à partir de la violence se déploient donc dans un emboitement des échelles : l’étude des mobilités des femmes Roms par exemple interroge à la fois les rapports de domination structurels (de race, de classe, de genre), les rapports de pouvoirs géopolitiques à l’échelle européenne, l’organisation urbaine polarisée entre espaces centraux et marges, et la manière dont les femmes négocient au quotidien la place de leur corps (Peltier, 2023).
De même, des travaux ont mis à jour trois différentes échelles de violence auxquelles sont soumis·es les migrants et les migrantes : Amalia Gilodi, Isabelle Albert et Birte Nienaber (2022) distinguent ainsi une échelle macro, liée aux acteurs de la gouvernance des migrations, comme l’Union européenne ou le monde humanitaire, une échelle méso mettant en scène les intermédiaires de la migration qui participent à reconfigurer la frontière dans leurs pratiques quotidiennes et enfin, une échelle micro qui s’intéresse aux expériences spécifiques des migrant·es selon la manière dont iels sont genré·es, racisé·es, identifié·es en âge, etc.. Ces échelles sont poreuses et fonctionnent ensemble au sein de ce que les autrices appellent « la vulnérabilisation », à savoir un processus où les structures macrosociales (les systèmes d’asile) sont implantées à une échelle locale au sein de différentes institutions (police, administration) qui exercent divers types de violences à l’égard des migrant·es. Les politiques et les discours portés par l’Union européenne et par les gouvernements nationaux ont des effets directs sur la manière dont les migrant·es sont traité·es par les acteurs de terrain. Ainsi, en 2020, la construction rhétorique d’une « menace migratoire » et d’une « vulnérabilité des frontières » dans les discours de l’agence Frontex, de l’Union européenne et du gouvernement grec a favorisé le déploiement de logiques de sécurisation frontalière. Celles-ci se sont notamment traduites par des pratiques violentes de renvoi en mer en 2020, à la suite de l’annonce par le président turc de l’ouverture de la frontière terrestre avec la Grèce. Cette décision a alimenté la crainte d’une arrivée massive de migrant·es en Europe, pourtant largement surestimée, ainsi que la peur d’une diffusion accrue du virus de la Covid-19 (Latouche, 2024).
Les effets paradoxaux de la violence : immobilisation et mise en mouvement
L’état de l’art portant sur l’articulation entre mobilité et violence peut être pensé autour du couple des notions « immobilisation » / « mobilisation » ou « mise en mouvement ».
D’une part, les travaux scientifiques s’intéressent à la manière dont la violence du pouvoir passe par un contrôle des corps et par une limitation de leur mobilité. L’auteur de violences conjugales impose à sa partenaire des restrictions très précises concernant ses déplacements, qu’il contrôle au moyen de différentes techniques de surveillance spatiale, et qui peuvent aller jusqu’à la séquestration (San Martin Zapatero, 2019 ; Tillous, 2022). Cette actualisation à l’échelle individuelle de la domination de genre fait écho aux formes de violences que l’on pourrait qualifier de collectives : elles contraignent les personnes dominées en les forçant continuellement à se déplacer pour fuir un harcèlement d’ordre sexuel (Lieber, 2008 ; Graglia, 2015), homophobe (Zéilinger, 2004) ou transphobe (Bonté, 2022 ; Lubitow et al., 2017) dans les transports et les espaces publics. Ces violences peuvent être observées de la même manière pour les autres grands rapports de domination tels que ceux liés à la race (Schenk, Gökarıksel et Behzadi, 2022), la classe (Jounin, 2016), le handicap (Goffman, 1963), l’âge (Piterbraut-Merx, 2024).
Les violences contre un peuple, les violences génocidaires, passent aussi par une contention, une « concentration », une coercition. On pourrait ici évoquer les camps de l’empire ottoman implantés au cœur du désert syrien dans les années 1910 dans le cadre du génocide arménien (Kévorkian, 2006), les camps de travaux forcés des Khmers rouges liés au génocide cambodgien à la fin des années 1970 (Phay-Vakalis, 2008), ou encore les camps de détention des forces serbes au début des années 1990 en Bosnie (Bloxham et Moses (dir.), 2010 respectivement Chap. 18, 22 et 25). Les violences peuvent se déployer à l’échelle d’un territoire entier au travers des politiques de ségrégation, des bantoustans de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid, aux enclaves palestiniennes de Cisjordanie et de Gaza. Les nombreuses migrations des Palestien.nes montrent que la violence localisante va de pair avec la violence délocalisante, et que les populations peuvent être poussées au départ voire déplacées de force. Les recherches portant sur les migrations pour motifs politiques[1] (par des opposant·es au régime en place, des membres d’une minorité ethnique menacée, des personnes LGBT, des femmes menacées d’excision, par exemple) ont en outre bien montré que la migration ne protège jamais avec certitude de la violence (Bank, Fröhlich et Schneiker, 2017). Plusieurs raisons peuvent être évoquées pour expliquer cet état de fait : la violence jalonne le parcours des migrant·es (Schmoll, 2020) et les touche dans leur corps et leur intimité (Guenebeaud, 2016 ; Tyszler, 2024), elle est présente aussi, peut-être sous une autre forme, dans le pays d’accueil (xénophobie ; violences policières) et parce que les communautés diasporiques peuvent elles-mêmes être sources de violences (Chossière, 2022). Ce qui est vrai à l’échelle internationale, l’est aussi dans le cas des migrations nationales par exemple les départs vers la ville des personnes LGBT, qui a longtemps été un « refuge des sexualités minoritaires » (Cattan et Leroy, 2013), avec ses revers décryptés et analysés dans des travaux récents (Blidon, 2021 ; Bonté, 2025).
L’exposition à la violence met donc en mouvement. Elle peut conduire à la fuite (fight or flight) qui n’est pas seulement un mouvement d’un point A à un point B, mais engage la personne dans un nouveau rapport au monde, un état d’attention constant à ce qui pourrait entraver à nouveau sa liberté (Hanff, 2023). D’autant que la fuite, ou la tentative de fuir, accentuent l’exposition à la violence, comme le montrent les recherches sur les interventions policières aux États-Unis (Crawford et Burns, 1998) ou celles qui tentent de comprendre les raisons du féminicide par un conjoint violent. Mais il semble qu’au-delà même de la fuite, la violence engage le mouvement, un mouvement qui n’a peut-être plus rien à voir avec la mise en sécurité, comme une impossibilité à rester en place, une urgence à quitter les lieux, à s’éloigner d’un familier violent, encore et encore (Le Blanc, 2018).
Qui peut parler de « violence » ?
Si la notion de « violence » semble aller de soi, elle demeure en réalité particulièrement ambivalente et sujette à des interprétations multiples. Par exemple, l’usage de la force coercitive par la police n’est généralement pas perçu comme une forme de violence, puisqu’il vise précisément à maintenir ou rétablir un ordre social contre ce qui s’écarte du droit (Linhardt et Moreau de Bellaing, 2005), à la différence de la violence des casseurs qui est promptement dénoncée même quand elle ne touche que des objets et pas des personnes. La question de la légitimité introduit ainsi une grande marge d’interprétation quant à ce qui peut être qualifié de violent ou non. Certaines violences exercées à l’encontre des personnes migrantes – comme leur enfermement dans des camps de rétention insalubres – peuvent, par exemple, être présentées comme de simples stratégies de sécurisation des frontières. Le concept de « nécropolitique » théorisé par Achille Mbembe (2006) permet de comprendre ce renversement : la violence exercée sur les dominé·es se trouve justifiée par la menace supposée qu’ils ou elles feraient peser sur les dominant·es. La construction fictionnelle d’un ennemi, ou d’une menace migratoire, permet ainsi de légitimer le recours à des pratiques violentes – parfois mortelles – au nom de la protection des frontières (Tyszler, 2024 ; Latouche, 2024). Qualifier ces pratiques de violences permet ainsi de contester les hiérarchies implicites entre les vies qui comptent – considérées comme dignes d’être protégées – et celles qui ne comptent pas, qui peuvent être tuées (Butler, 2010).
Les tensions propres à l’usage de la notion de « violence » font ainsi apparaître des rapports de force invisibilisés, dans le cas par exemple de la controverse récente entourant les « violences motorisées », qui nous semble un bel exemple d’articulation entre violence et mobilité. Ce terme fut introduit récemment par la FUB (Fédération des Usagèr·es de la Bicyclette), suite à la mort de Paul Varry en octobre 2024, écrasé par un conducteur de SUV, dans une pétition dans laquelle elle dénonce les « dépassements dangereux, insultes, queues de poisson, intimidations, violences physiques » subi·es au quotidien par les cyclistes. Mais au-delà de ces comportements volontaires, parler de « violence » à propos de l’automobile invite à se poser la question des atteintes portées aux corps des non-automobilistes par des comportements « involontaires » (comme on parle d’« homicide involontaire »). Peut-on continuer à parler d’accident, comme cela est d’usage dans la recherche en sécurité routière, pour des actes dont on peut pourtant évaluer la fréquence et la spatialité, et qui ont une ampleur considérable[2] ? Un événement prévisible peut-il être accidentel ? Ou est-ce une manière d’invisibiliser un nombre de morts que l’on a choisi collectivement d’accepter au nom de la liberté automobile ? C’est la question que pose notamment Gregg Culver dans son article Death and the Car: On (Auto)Mobility, Violence, and Injustice (2018), plaçant le débat dans le champ de la justice.
En définitive, interroger la notion de « violence » et la mettre en regard avec les enjeux liés à la mobilité permet de mettre au jour les logiques de légitimation qui traversent des contextes sociaux et politiques variés. Qu’il s’agisse des violences exercées aux frontières ou de celles liées à l’automobile, leur analyse révèle des processus d’invisibilisation qui participent au maintien d’un ordre social fondé sur des hiérarchies implicites entre les vies. Si les violences frontalières s’inscrivent dans des dispositifs sécuritaires visant à contrôler les mobilités, les violences automobiles relèvent davantage de rapports de domination ordinaires, produits par des normes sociales et matérielles qui privilégient certains usages de l’espace public. Dans les deux cas, qualifier ces pratiques de « violences » constitue un geste critique : il permet de rendre visibles les rapports de force qu’elles recouvrent et d’interroger les critères à partir desquels nos sociétés définissent ce qui est perçu – ou non – comme légitime.
[1] Même si la distinction avec d’autres motifs comme les motifs « économiques » est toujours discutable, car qu’y a-t-il de plus politique que l’(e) (des)équilibre des rapports de forces économiques à l’échelle mondial.
[2] Le nombre de morts est estimé à 1,19 millions pour l’année 2023 par l’Organisation Mondiale de la Santé, dans son Global status report on road safety 2023. Soit 3260 personnes mortes par jour.
Bibliographie
- Bank A., Fröhlich C., et Schneiker A., 2017, « The Political Dynamics of Human Mobility: Migration out of, as and into Violence », Global Policy, vol. 8, n° S1, p. 12‑18.
- Blidon M., 2021, « Espace urbain », dans Rennes J. (dir.), Encyclopédie critique du genre, Paris, La Découverte, p. 275-285.
- Bloxham D. et Moses A.D. (dir.), 2010, The Oxford Handbook of Genocide Studies, New York, Oxford University Press.
- Bonté M., 2022, Négocier la ville en escales : les espaces publics au prisme des expériences trans à Paris, Rennes et Londres, thèse de doctorat en géographie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
- Bonté M., 2025, « La subordination par la violence. Penser la socialisation genrée aux espaces publics grâce aux vécus trans », Espaces et sociétés, vol. 195, n° 2, p. 147-165.
- Butler J., 2010, Ce qui fait une vie, Paris, Zones.
- Cattan N. et Leroy S., 2013, Atlas mondial des sexualités. Libertés, plaisirs et interdits, Paris, Autrement.
- Chossière F., 2022, Minorités sexuelles et de genre en exil : l’expérience minoritaire à l’épreuve de la migration et de la demande d’asile en France, thèse de doctorat en géographie, Université Gustave Eiffel.
- Culver G., 2018, « Death and the car: On (auto) mobility, violence, and injustice », ACME: An International Journal for Critical Geographies, vol. 17, n° 1, p. 144‑170.
- Crawford C. et Burns, R., 1998, « Predictors of the Police Use of Force: The Application of a Continuum Perspective in Phoenix », Police Quarterly, vol. 1, n° 4, p. 41-63.
- Filhol E. et Hubert M.-C., 2009, Les Tsiganes en France, un sort à part (1939-1946), Paris, Perrin.
- Gilodi A., Albert I. et Nienaber B., 2022, « Vulnerability in the Context of Migration: A Critical Overview and a New Conceptual Model », Human Arenas, vol. 7, p. 620-640.
- Goffman E., 1963, Stigmate : les usages sociaux des handicaps, Paris, Minuit.
- Dunckel Graglia A., 2015, « Finding mobility: women negotiating fear and violence in Mexico City’s public transit system », Gender, Place & Culture: A Journal of Feminist Geography, vol. 23, n° 5, p. 1‑17.
- Guenebeaud C., 2016, « Le corps face à la frontière. Étude de la répression des migrants sans-papiers à la frontière franco-britannique », Corps, vol. 14, n° 1, p. 31‑39.
- Hanff C., 2023, L’expérience de la fuite, phénoménologie politique de l’ordinaire, thèse en préparation, Université de Toulouse.
- Hily M.-A. et Poiret C., 2020, « Éditorial : Situations de violence et migration », Revue européenne des migrations internationales, vol. 36, n° 1, p. 7‑9.
- Jounin N., 2016, Voyage de classes : des étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers, Paris, La Découverte.
- Kévorkian R.-H., 2006, « Les camps de concentration de la « Ligne de l’Euphrate » », Le Génocide des Arméniens, p. 810-831.
- Latouche A., 2024, « Exposer à la mort pour protéger les frontières : une analyse des pushbacks sur la mer Égée », Émulations. Revue de sciences sociales, nº 49, p. 35-52.
- Le Blanc A., 2018, Les territoires rassurants, Habilitation à Diriger des Recherches, volume 1, Université du littoral-Côte d’Opale.
- Lieber M., 2008, Genre, violences et espaces publics. La vulnérabilité des femmes en question, Paris, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques.
- Linhardt D. et Moreau de Bellaing C., 2005, « Légitime violence ? Enquêtes sur la réalité de l’État démocratique », Revue française de science politique, vol. 55, n° 2, p. 269‑298.
- Lubitow A., Carathers J.D., Kelly M., et Abelson M., 2017, « Transmobilities: Mobility, Harassment, and Violence Experienced by Transgender and Gender Nonconforming Public Transit Riders in Portland, Oregon », Gender, Place & Culture, vol. 24, n° 10, p. 1398‑1418.
- Mbembe A., 2006, « Nécropolitique », Raisons politiques, vol. 21, n° 1, p. 29‑60.
- Millinship Brisard J., 2022, « Fuir les violences. Quand fuir signifie résister à l’ordre masculiniste et colonial dominant », mémoire de Master 2 de Géopolitique, Reims, Université de Reims Champagne-Ardenne.
- Pain R. et Staeheli L., 2014, « Introduction: intimacy-geopolitics and violence », Area, vol. 46, n° 4, p. 344‑347.
- Peltier E., 2023, De marge en marge, les mobilités au centre du quotidien des femmes « roms », thèse de doctorat en aménagement de l’espace et urbanisme, Université Paris-Est Créteil.
- Phay-Vakalis S., 2008, « Le génocide cambodgien. Déni et justice », Études, vol. 408, n° 3, p. 297-307.
- Piterbraut-Merx T., 2024, La domination oubliée : Politiser les rapports adulte-enfant, Paris, Blast.
- Reemtsma J.P., 2008, Confiance et violence. Essai sur une configuration particulière de la modernité, Paris, Gallimard.
- San Martin Zapatero E., 2019, La dimension spatiale de la violence conjugale, thèse de doctorat en aménagement de l’espace et urbanisme, Université Bordeaux Montaigne.
- Schenk C.G., Gökarıksel B., et Behzadi N.E., 2022, « Security, violence, and mobility: The embodied and everyday politics of negotiating Muslim femininities », Political Geography, vol. 94.
- Schmoll C., 2020, Les damnées de la mer : Femmes et frontières en Méditerranée, Paris, La Découverte.
- Tillous M. (éd.), 2022, Espace, genre et violences conjugales : ce que révèle la crise de la Covid-19, Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes.
- Tyszler E., 2024, Se battre aux frontières de Ceuta et Melilla, Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes.
- Zéilinger I., 2004, « Entre visibilité et invisibilité : les lesbiennes face à la violence dans l’espace public », dans Denèfle S. (dir.), Femmes et villes, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, p. 195‑205.

