La périphérisation est un concept développé dans les années 2000 par des sociologues ruralistes allemands (Keim, 2006 ; Neu, 2006), pour caractériser les dynamiques territoriales observées dans des espaces ruraux en déclin démographique et économique, en situation d’abandon politique et stigmatisés. Dans la lignée de la Neue Kulturgeographie (« nouvelle géographie culturelle »), l’approche par la périphérisation aborde l’espace d’un point de vue constructiviste et accorde une grande importance à la théorie du discours (Germes et al., 2011). En analysant les différenciations spatiales non comme des états de fait, mais comme un processus co-construit et multiscalaire de périphérisation, ses théoriciens entendent s’inscrire dans une perspective relationnelle. Ils interrogent un système d’interactions et de jeux de pouvoir (Bernt, Liebmann, 2013), en plaçant la focale sur l’asymétrie des relations et des flux entre les espaces, notamment entre de grandes agglomérations, dynamiques sur les plans économique, politique et démographique, et leurs périphéries, plus ou moins marginalisées. Ils mettent en évidence la dépendance des acteurs et des habitants des espaces périphérisés par rapport à un ou plusieurs centres dominants économiquement et politiquement, qui peinent à trouver des réponses locales au processus. Les théoriciens de la périphérisation insistent ainsi sur la faible marge de manœuvre de l’action publique locale, par rapport aux grands acteurs économiques et aux échelons territoriaux supérieurs (Roth, 2016). Les mobilités sont un élément central de l’approche par la périphérisation, à la fois pour décrire les pratiques spatiales dans ces territoires et pour aborder les représentations territoriales de leurs habitants. Le départ des populations n’est pas envisagé comme un symptôme de déclin démographique, mais bien comme une composante active du processus de périphérisation (Leibert, Golinski, 2016).
Une approche relationnelle des territoires marginalisés
Qu’est-ce que la périphérisation ?
La périphérisation peut être définie par les dynamiques conjointes suivantes : pertes migratoires (Abwanderung), décrochage sur le plan économique et des infrastructures (Abkopplung), dépendance, notamment au sens politique du terme (Abhängigkeit) et stigmatisation (Stigmatisierung) (Kühn, Weck, 2013). La périphérisation ayant été développée en sociologie rurale, elle est particulièrement adaptée à l’analyse des territoires ruraux, en particulier post-socialistes. Cependant, l’analyse par la périphérisation n’est plus l’apanage des sociologues ruralistes depuis les années 2010. C’est en effet à cette période que le concept est de plus en plus repris dans des travaux de géographes, notamment en études urbaines, en particulier sur les villes petites et moyennes (Bernt, Liebmann, 2013 ; Görmar et al., 2020). La périphérisation a également démontré son opérabilité dans beaucoup d’autres contextes que celui de l’Allemagne, que ce soit dans d’autres pays post-socialistes comme la Hongrie ou la Roumanie, ou dans des pays aux contextes très différents comme l’Inde ou le Brésil (Fischer-Tahir, Naumann, 2013). Ainsi, malgré ses origines rurales, l’approche par la périphérisation invite à dépasser une approche dichotomique entre espaces ruraux et espaces urbains, pour considérer les rapports de pouvoir et d’interdépendance entre les territoires.
Cette approche est née d’un changement dans le regard porté sur certains espaces ruraux. Ceux-ci se trouvent, d’une part, en marge des dynamiques de concentration des richesses et du pouvoir et, d’autre part, affectés par un faisceau de difficultés (démographiques, économiques, sociales) analysées au prisme de rapports de domination et de perte de pouvoir des acteurs locaux sur leur territoire. L’approche relationnelle et dialectique des rapports de dépendance entre les territoires ouverte par le concept de périphérisation vient enrichir l’analyse des mobilités.
De la décroissance à la périphérisation (Roth, 2016) : quelle place pour les mobilités ?
L’étude des territoires en décroissance et celle de la périphérisation ont en commun d’analyser un processus de déclin dans plusieurs dimensions. Les mobilités sont importantes dans les deux approches, tant en ce qui concerne les circulations migratoires que les conséquences de l’éloignement progressif des services et emplois dans l’enclavement des territoires. La notion de décroissance a particulièrement été développée en contexte urbain, la décroissance urbaine étant définie comme « le processus conjoint de déclin démographique et d’affaiblissement économique qui affecte de manière structurelle deux éléments constitutifs de la ville — la densité de population et les fonctions économiques, générant d’importants effets sociaux » (Martinez-Fernandez et al., cité par Fol et al., 2014). Les mobilités sont l’un des enjeux traités par la littérature scientifique sur la décroissance, par exemple à propos des mobilités résidentielles[1] sortantes (Rudolph, Cauchi-Duval, 2021 ; Miot, Dubeaux, 2023) ou des mobilités résidentielles sélectives dans le cadre des politiques de revitalisation (Fol, Miot, 2014).
Dans le cas allemand, l’intérêt pour la périphérisation s’est développé à la suite et en parallèle des approches sur la décroissance urbaine. Celles-ci avaient été initiées dans les années 1970 et portaient principalement sur les villes désindustrialisées de la Ruhr, sous le terme de « Schrumpfung » (rétrécissement), en parallèle de la création du terme équivalent de shrinking cities aux États-Unis (Thornbury, 1978). Avec la réunification allemande au début des années 1990, de nombreuses recherches portent sur la décroissance des villes d’Allemagne orientale, particulièrement marquante par son ampleur et sa rapidité, en lien avec des mobilités de l’Est vers l’Ouest du territoire. La décroissance commence alors à être étudiée en tant que telle et non comme situation d’exception par rapport à la croissance (Florentin et al., 2009). C’est à partir du début des années 2000 que la notion de décroissance est appliquée à des régions, et non plus seulement à des villes, ce qui change l’échelle des enjeux liés aux mobilités et fait apparaître la généralisation de ces problématiques à des régions entières, en particulier au sein de l’ex-RDA (Herfert, 2002 ; Müller, Siedentop, 2004).
En parallèle des approches de la décroissance, certains travaux témoignent depuis le milieu des années 2000 d’un intérêt croissant en Allemagne pour la notion de périphérisation, relayé en France par Hélène Roth (2016). Les critères pour définir les espaces en cours de périphérisation rejoignent plusieurs éléments utilisés pour analyser les villes en décroissance, en particulier en termes de mobilités : soldes migratoires négatifs, dépendance à un centre, etc. Comme pour la décroissance, plusieurs dimensions sont envisagées : démographique, économique et sociale. L’approche par la périphérisation se distingue cependant par l’importance accordée aux rapports de domination entre centre et périphéries, en particulier sur le plan politique. De plus, même si certains travaux sur la décroissance ont parfois intégré les enjeux d’images et de représentations (Dürrschmidt, 2004), cette dimension est beaucoup plus présente dans l’approche par la périphérisation.
Entre départs, enclavement et stigmatisation : les mobilités au cœur de la périphérisation
Les mobilités et la périphérisation se pensent ensemble à plusieurs égards. Parce que les départs sont à la fois une cause et une conséquence de la périphérisation, les mobilités sont un levier politique de lutte contre l’enclavement et le décrochage économique d’un territoire. Par conséquent, les deux notions se rejoignent dans l’approche relationnelle qui les caractérise.
Les territoires périphérisés, des territoires stigmatisés que l’on quitte
C’est le sociologue ruraliste Gerd Vonderach (2006) qui amorce la première formalisation du concept de périphérisation en s’intéressant aux pertes migratoires (Abwanderung) dans l’ex-RDA. Il montre le rôle des représentations dans le processus de décrochage de certains territoires ruraux d’Allemagne orientale et souligne la composante démographique de leur dépendance. Il insiste sur le pouvoir de rétention des espaces étudiés par rapport à d’autres plus attractifs. Il montre les effets de la dépréciation de la qualité de vie jugée insuffisante par les habitants qui « votent avec leurs pieds ». C’est notamment vrai des actifs qualifiés, davantage susceptibles d’être attirés par les centres et qui alimentent une forme de brain drain (ibid). Ce brain drain, qui concerne également les jeunes qualifiés, constitue un obstacle majeur à la « dé-périphérisation » (possible en théorie), car il affaiblit le potentiel d’innovation des périphéries (Bernt, Liebmann, 2013).
Sans employer le terme de stigmatisation, Karl-Dieter Keim pose, dès 2006, la question de l’image des périphéries rurales et des effets de leurs représentations négatives (Keim, 2006). Claudia Neu insiste, quant à elle, sur le rôle du discours négatif porté sur les espaces périphériques ruraux, en particulier dans l’Allemagne orientale. Elle mentionne, d’une part, les représentations des périphéries rurales dans les médias, toujours dramatiques et chargées d’émotion et, d’autre part, les représentations des habitants eux-mêmes, qui n’arrivent pas à se projeter positivement dans ces territoires (Neu, 2006). Cette dimension-clé des représentations des territoires permet, selon elle, de saisir la différence entre la Ruhr et les régions rurales d’Allemagne orientale touchées par la périphérisation, aux indicateurs économiques pourtant proches : les perspectives de développement apparaissent meilleures aux habitants de la Ruhr (« il se passe des choses ici », « cela va s’améliorer ») qu’aux habitants du nord-est, qui se sentent oubliés sur le plan politique, en décrochage (ibid). Les effets de ces représentations sont au cœur du processus de périphérisation, car ils sont à l’origine de nombreux départs des espaces ruraux périphérisés, en particulier des jeunes, pour lesquels règnerait une « culture du départ » (« Kultur des Weggehens ») (Neu, 2006). À l’inverse, ceux qui restent sont perçus comme n’ayant pas eu l’opportunité de partir. Cette dimension est restée très présente dans les travaux sur la périphérisation, y compris en contexte urbain (Bürk, Beisswenger, 2013). Des territoires stigmatisés comme violents ou xénophobes se privent ainsi d’arrivées potentielles (Lécuyer, 2022).
Des mobilités contraintes : une accessibilité réduite aux services d’intérêt général
La périphérisation se caractérise également par un décrochage sur le plan des infrastructures avec une forme de dépendance, au sens politique du terme. Celle-ci peut s’incarner dans l’éloignement des centres de pouvoirs, notamment politiques. La fermeture de pôles administratifs (par exemple à la suite d’une réforme territoriale) peut contribuer à éloigner les habitants des acteurs politiques censés les représenter. De plus, la rétraction des services publics — comme les services de santé — accroissent considérablement les temps de déplacement[2] (Blanco-Cazeaux, 2023). La dégradation des infrastructures dans les régions en déclin a conduit certains auteurs à parler de « périphérisation infrastructurelle » (Naumann, Reichert-Schick, 2012). Cette dernière est notamment rendue visible par la dégradation de l’offre de services de transports publics de voyageurs, qui s’explique par la conjonction du déclin économique, de la baisse démographique (réduction des déplacements, notamment du transport scolaire), voire de l’abandon de certaines infrastructures (gares, infrastructures ferroviaires) qui se dégradent progressivement (ibid). Ce phénomène s’illustre en France par le déclin largement documenté des « lignes transversales » au regard des lignes à grande vitesse, conduisant au délaissement des « villes périphériques » au profit des métropoles dans le réseau ferroviaire (Vrac, 2014). Certains acteurs politiques s’emparent de ces questions pour développer un « populisme infrastructurel » (Naumann, Rudolph, 2024), promettant la réouverture de lignes de chemin de fer, de routes ou de services, sans travailler sur les causes structurelles de la périphérisation.
Entre évitements et appropriations de la notion de périphérisation
Périphérisation vs. left-behindness
Le terme de left-behind places (espaces laissés pour compte) est né aux États-Unis et a rencontré un large écho depuis la crise économique de 2008 (Pike et al., 2023), plus particulièrement depuis la fin des années 2010. Le lien est alors explicitement fait entre les territoires rencontrant des difficultés démographiques et socio-économiques et le vote protestataire, la montée des populismes ainsi que le rejet des élites (Rodriguez-Poses, 2018). La notion de left-behindness (le fait d’être laissé pour compte) se rapproche de celle de périphérisation, car elle est en elle-même porteuse d’une dimension relationnelle et multidimensionnelle (économique, infrastructurelle, politique, symbolique). Plusieurs auteurs considèrent par ailleurs les espaces laissés pour compte comme un produit de la périphérisation (Royer, Leibert, 2024). Ces mêmes auteurs rappellent que les espaces périphérisés ne sont pas forcément délaissés : d’une part, il peut s’agir de régions à revenus plutôt intermédiaires, mais en voie de périphérisation ; d’autre part, de nombreuses régions périphérisées touchent des subventions des échelons supérieurs. C’est même une des caractéristiques des espaces périphérisés que de dépendre financièrement des transferts publics (Bernt, Liebmann, 2012 ; Roth, 2016). Par ailleurs, la notion de left-behindness mobilise une dimension narrative et discursive plus marquée que l’approche par la périphérisation, tout en intégrant plus explicitement une composante sensible, liée au ressentiment et au mécontentement. Certaines recherches proposent ainsi de mobiliser la notion de left-behindness pour repérer des fractures territoriales et rendre compte de leurs enjeux politiques, ainsi que de recourir à celle de périphérisation pour analyser les mécanismes, relationnels, institutionnels et symboliques qui produisent ces fractures (Gansauer, 2025).
Genre, mobilités et périphérisation
Le paradigme de la périphérisation est adopté dans certains travaux de géographie du genre et des sexualités portant notamment sur les mobilités. Certains travaux montrent, par exemple, que la structure sociale des personnes sortantes des régions allemandes périphérisées s’est féminisée, le départ des jeunes femmes amplifiant la situation de déclin démographique de ces régions (Leibert, Montanari, Wiest, 2015 ; Rolfes, Mohring, 2009). Ces travaux mettent en lumière le rôle des structures sociales et de l’organisation du travail dans les choix résidentiels, illustrant ainsi les raisons qui poussent les jeunes femmes qualifiées à quitter ces régions pour s’installer en ville. Les représentations genrées des territoires sont aussi interrogées, le fait de rester dans un territoire périphérisé étant perçu comme un frein à la réalisation personnelle pour les jeunes femmes (Wiest, 2016).
Plus récemment, la géographie des sexualités s’est saisie du « peripheral turn » (« tournant périphérique ») de la géographie urbaine (Neuhauser, 2025, citant Ren, 2021), ouvrant ses terrains d’études vers les banlieues, les espaces périurbains et les espaces ruraux, dans le cadre d’un renouveau de l’approche centre-périphérie. Les mobilités occupent une place centrale dans ces débats, car elles font le lien entre les centres de la vie LGBTI, abondamment étudiés en géographie, et des périphéries, jusque-là délaissées par la recherche. À titre d’exemple, les mobilités quotidiennes et résidentielles des hommes gay issus de quartiers populaires de banlieue parisienne se révèlent plus complexes qu’une simple fuite de périphéries homophobes vers des centralités LGBTI refuges, notamment en raison de l’expérience du racisme qu’ils font en ces lieux (Ravier, 2025). Certains travaux se sont saisis de l’approche par la périphérisation pour s’inscrire dans le débat portant sur la métronormativité[3] de la recherche en géographie des sexualités (Blondel, Bonté, Saumon, 2024). Ces deux champs partagent une approche relationnelle de l’espace, attentive aux rapports de pouvoirs. La volonté de sortir des dichotomies sociales ou spatiales, notamment de la dichotomie urbain-rural, les rapprochent encore. Enfin, l’approche par la périphérisation répond au besoin identifié dans les géographies des sexualités de prendre en compte les mobilités dans une perspective globale. En effet, certaines recherches contemporaines considèrent que les mobilités, pourtant importantes dans la compréhension des pratiques et représentations spatiales LGBTI, sont pour le moment encore trop peu étudiées, notamment dans la diversité et la complémentarité de leurs échelles, du corps et du quotidien (mobilités quotidiennes, domicile-travail, dans les espaces publics locaux, etc.) aux mobilités internationales (touristiques et migratoires), en passant par les échelles régionale et nationale, incluant ainsi mobilités résidentielles, touristiques, professionnelles, parmi lesquelles on retrouve les échanges urbain-rural ou centre-périphérie (Gorman-Murray, Nash, 2016). Cette complémentarité entre échelles des mobilités et entre pratiques et représentations des territoires se retrouve dans l’approche privilégiée par les travaux sur la périphérisation, révélant ainsi les potentiels apports du rapprochement de ces deux champs.
[1] https://mobidic.cnrs.fr/mobilites-residentielles/
[2] https://mobidic.cnrs.fr/accessibilite-aux-services-de-sante/
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